Jacqu’Art : le bambou du monde

artisanat Madagascar : bambou
Nombreux sont les artisans qui transforment du bambou en meubles et en articles de décoration. Mais le secteur privé peut également s’y mettre pour l’effectuer d’une manière industrielle.

Andrianarivoson Jacques Joseph est un artisan spécialisé en matière de fabrication de meubles et des articles de décoration à base de bambou depuis 38 ans. Il préside actuellement l’association des artisans dite « Jacqu’Art », qui est membre de la coopérative Volotara, basée à Ambohibao Antehiroka. « Nous avons reçu une formation sur le design dans le cadre de la mise en œuvre du programme PROSPERER –Analamanga. Ce qui nous a permis d’améliorer notre production tant en quantité qu’en qualité. A l’instar des autres artisans, nous sommes convaincus que cette filière bambou est en pleine expansion. Travailler dans le domaine de la transformation de cette plante rustique à croissance rapide a permis d’améliorer le niveau de vie de ma famille », a-t-il témoigné.

Andrianarivoson Jacques Joseph , Jacque'Art

Le Bambou, alternative aux bois d’œuvre.

Les artisans formés ont pu concevoir différents modèles de meubles et d’articles de décoration à base de bambou. « Nous pouvons désormais exploiter du bambou géant denommé « Bamboussa » et une autre espèce dite « dendrocalamus strictus » si d’habitude nous nous contentons de la variété « bambou philostacus ». Avec ce bambou géant, on peut fabriquer des tables à banc pour l’école. Par contre, le tressage du bambou est également possible avec l’autre variété », a-t-il évoqué. Ces artisans travaillent en même temps de manière méticuleuse pour avoir une bonne finition du produit de qualité et sur son montage sur lesquels se base sa dureté. Il faut savoir que le bambou est une plante de substitution aux bois d’œuvre. En plus, il est exploitable trois ans après la sa plantation. S’agissant de l’espèce « Dendrocalamus strictus », un jeune plant produit une touffe pouvant avoir plus de 40 tiges d’une longueur chacune entre 8 et16 m avec un diamètre compris entre 2,5 et 8 cm. « Au début, on ne faisait que la cueillette de bambou. Maintenant, il s’avère très difficile de s’approvisionner en matière première car il faut aller, entre autres, jusqu’à Anjiro et à Marovitsika sur la RN2, pour ce faire. Des paysans à Analamanga et dans bien d’autres régions se lancent actuellement dans la production de pépinière et la plantation de bambou. J’en suis sûr que d’ici quelques années, il y aurait une grande exploitation de bambou en tant que bois d’œuvre », a avoué Andrianarivoson Jacques Joseph.

 

Vers une relance de la plantation.

Notons qu’une plantation à grande échelle de bambou est également en vue dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet réalisé par l’ONG Bararata en partenariat avec le programme PROSPERER. La relance de la plantation de bambou a commencé en 2011. Et pourquoi c’est une filière porteuse ? –En effet, avec la transformation de bambou, on peut fabriquer des meubles, du papier, de textile et du charbon, voire des aliments. Le secteur privé est ainsi très sollicité à y investir car le débouché est assuré. « Chez nous, les abat-jours et les chaises pour piscine ou relaxant transat sont les plus prisés par les clients. On peut fabriquer de nombreux modèles de produits suivant leurs commandes », a assuré cet artisan.

 

Les artisans sont conscients que la cueillette du bambou, leur principale matière première, a une limite. Il faut ainsi se lancer dans le renouvellement de la plantation pour pouvoir développer leurs activités.

 

Contact :

  • Siège social : Lot 002 G –Ambohibao Antehiroka
  • Personne contact : Andrianarivoson Jacques Joseph, président de l’association des artisans « Jacqu’Art ».
  • Tél : 033 14 021 14-034 10 670 67-032 42 269 75

Artisanat malgache : le bambou

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