Fillon mis en examen !

François Fillon mis en examen

La déclaration Fillon du 1 mars 2017 à 12h30.

Ci-dessous des extraits de son intervention. Nous vous laissons juge.

« mon avocat vient de m’informer que je serais convoqué pour une mise en examen »

« sur la simple base d’un rapport de police pour condamner »

« je ne reconnais pas les faits, je n’ai pas détourné d’argent public »

« depuis l’origine, je n’ai pas été traité comme un justiciable comme les autres »

« l’état de droit à été systématiquement violé »

« la présomption d’innocence a complètement disparu »

« c’est un assassinat politique »

« ce n’est pas moi qu’on assassine, c’est l’élection présidentielle »

« je me rendrais à la convocation des juges »

« au délai de la procédure judiciaire, c’est au peuple français que j’en appelle »

« je ne céderai pas, je ne me retirerais pas ».

« je vous demande de me suivre »

« je n’accepte pas que tout s’organise dans la voix du renoncement »

« la France est plus grande que mes erreurs »

« oui je serais présidence de la république »

 

Fillon, la mise à mort.

Sur cette mise à mort toutes les hypothèses sont permises. Peut être un simple concours de circonstances entre ces élections et la justice française, mais chacun note que ces accusions tombent à pic. Dans le camp Les Républicains, on dénonce une manœuvre venue de Bercy avec l’appui du Premier ministre français actuel, Bernard Caseneuve. Dans la série des rumeurs folles, pourquoi aussi penser que cela vient de son camp, car, après tout, le clan Sarkosy l’a plutôt amer suite à la sortie de leur champion. Chez Juppé, on joue les enfants de chœur, mais on peut légitimement penser que la défaite des primaires à laisser des traces pour ceux qui pensaient avoir un président « de droit divin« .

Le FN pourquoi pas, tant qu’on est dans les hypothèses folles. Pour eux, c’était un adversaire de poids. « À qui profite le crime ? » dit l’enquêteur. Toujours est-il que seules des personnes très bien informées pouvaient divulguer ces informations (proche du LR ou Bercy ?), si l’on croit à l’hypothèse d’une manœuvre obscure.

L’incroyable saga de l’élection présidentielle en France.

On attendait un duel programmé Hollande VS Sarkosy. Hollande n’était pas dans une position favorable, Sarko tenait sa revanche et allait « sauver la France ».

Primaire de la droite. Sarko ramant, Juppé faisait course en tête et était « déjà élu président ». Unanimité supposée et sens du rassemblement pressenti. Paf ! C’est Fillon qui rafle la mise depuis le fond de cours avec plus de 60% des voix. Sarko éliminé ! Juppé au rancard.

De son côté Hollande jette l’éponge après 5 ans d’ « hollande bashing. »

Primaire de la gauche. Valls, Premier ministre sortant prend aussi la porte, mise au rebu par les anciens frondeurs du parti socialiste. Hamon l’emporte avec une proposition très à gauche. Au PS, ça grince des dents. Une musique à la saveur aigre-douce s’installe.

Un boulevard pour Macron.

À ce stade, les macronistes sont aux anges. Fillon avec un programme très à droite. Hamon, à gauche toute. Au centre, centre gauche et centre droit, c’est le vide. De ces vides qui ne demandent qu’à être remplis.

Fillon de son côté est jeté en pâture à l’opinion publique sur une question de moralité : le Penelope Gate. Un jeu de massacre s’est mis en route. Les coups pleuvent. Le parti Républicain tremble mais reste solidaire.

Du côté Macron, En Marche! n’en fini pas de compter les ralliements, au risque de voir tous les vautours qui sentent le vent tourné et souhaitent garder leur poste, adhérés au mouvement. Un risque évidemment pour le candidat du renouveau en politique. Mais un sérieux plus et une preuve que ça démarche porte. À cette heure, le dernier trophée étant Bayrou. Un soutien de choix, car un point de vue respecter pour son indépendance dans l’opinion, n’en déplaise à ses adversaires.

Les sondages grimpent pour notre jeune candidat (39 ans) et le placent déjà autour des 25%. Ces adversaires ne sachant comment le prendre l’accuse de ne pas avoir de programme alors qu’il en déroule un presque chaque jour. Un contrat avec la nation est attendu pour le 2 mars. Autres remarques : il serait issu du monde la finance. Tout cela parce qu’il a travaillé 2 ans chez Rotschild ! Si tout ceux qui avait fait un an de service militaires seraient tous militaires, ça se saurait. Sur le fond, attendue le poids de la finance dans notre monde moderne, n’était-il pas préférable d’avoir un président compétent dans le domaine ?

 

FN : l’insolente pôle position.

Côté Marine Le Pen, on se voit déjà en haut de l’affiche avec des intentions de vote qui frise les 27% depuis le début. Ça jubile chez les séparationnistes anti-européens dont la leader n’a de cesse de critiquer l’Europe, tout en bénéficiant de ses largesses avec son mandat de député. Elle est sanctionnée pour emploi fictif, comme Fillon, mais tout semble glisser sur elle, de façon très inquiétante d’ailleurs. Quasi gourouisé par ses adeptes, tout est accepté comme parole d’évangile, sur le thème de la théorie du complot bien sûr.

Avec un programme passé au karcher pour supprimer les idées trop racailles, Marine adoucit les âmes et mobilisent. Ses snipers osent même renverser contre leurs concurrents l’idée qu’ils agitent les peurs ! Macron jouerait sur les peurs en dénonçant le programme dangereux du Front National, ce parti porté par un fond raciste, anti-islam, protectionniste jusqu’à l’enfermement et le refus du monde, le repli sur soit et le rejet de l’autre.

Hamon, Mélenchon : deux volants pour une même voiture.

Ces deux-là, ce sont pas si loin l’un de l’autre, mais refuse une fusion pour des raisons d’ego. Chacun d’eux s’estimant plus légitime que l’autre pour être le bon candidat. Mélenchon toujours avec son intelligence, sa vision, son sens d’orateur.

Hamon a eu le mérite de soulever un point vraiment très intéressant et un peu évacuer par les autres : le revenu universel. Sur le fond oui. Un état solidaire ne peut pas laisser certains de ces administrer sur la touche. C’est une vraie idée de gauche comme cela fait longtemps qu’on n’en a pas vu. Seulement voilà, le bonhomme se perd dans une tentative de ralliement des autres candidats de gauche, et perd l’élan de son élection. Il semble se perdre dans une campagne sans audience. On ne voit pas bien comment il pourra se sortir de son marécage.

 

Une élection présidentielle française qui devient une formidable saga. Aucun scénariste n’aurait écrit un pareil film. Espérons que la sérénité saura régner en maitre dans le respect. À suivre…

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